Donner à Gustave

Jazzman cubain… et sa mascotte

Jazzman cubainJazzman cubain et mascotte


Kermesse (affiche)

Affiche Kermesse


Sous noirs, bouteilles et cannettes

Pour amasser les fonds nécessaires à ma participation au Ability Camp, ma famille mes amis et moi sollicitons votre générosité, en vous proposant un échange de service :

Donnez-nous vos sous noirs, nous les roulerons et mènerons à la banque et en les remettant en circulation, nous contribuerons ensemble à réduire le déficit annuel de leur production (1.5 cenne pour 1 cenne); chaque sou retourné à la banque en sera un de moins à produire

Donnez-nous vos bouteilles et/ou cannettes consignées; nous nous ferons un plaisir de libérer vos placards, tout en favorisant la récupération plutôt que la production à partir de matériaux neufs;

Nous faisons des cueillettes, vous pouvez déposer chez nous (Verdun)… rien qu’à nous contacter via le blogue et nous verrons comment procéder. Et naturellement, si vous souhaitez nous donner plus que vos sous  noirs, nous l’accepterons avec plaisir.

Merci encore!

 


La mascotte



Le point de vue de maman

Rencontrons les handicapés, apprenons à les connaître pour ne pas avoir pitié. Tenons la porte à tous ceux qui ont besoin d’un coup de main. Acceptons la différence des autres et du coup permettons-nous la nôtre. La normalité est un leurre, la vie est une grande et longue surprise, une série d’imprévus sans logique implacable.

Un regret que j’ai? De ne pas être née dans une société bouddhiste, peut-être. De ne pas être le fruit d’une spiritualité plus éclairante.

J’aurai toujours le regret de ne pas avoir eu de césarienne et de m’être laissée convaincre par le corps médical d’essayer la ventouse. Tout d’un coup que…

Mais je n’aurai jamais de regret d’avoir le fils que j’ai, la famille que j’ai, la vie que j’ai, avec tout ce qu’elle comporte de combats imposés et essentiels. Jamais je ne regretterai de devenir meilleure de force, par instinct de survie et par nécessité.

Et toujours je dirai à mon fils : Tête haute, ta vitesse est la tienne, simplement. Tu es handicapé, c’est tout. Un état de fait, mais jamais une condamnation.

Merci d’être avec nous

JB

 


Impro au piano

Un beau samedi, une tite toune, un midi en pyjama


Show des parents – Go Gustave : Trio Jazz

Après 15 ans d’absence, Martin et Julie récidivent, Jazz (surtout) et chanson française (un brin) accompagnés de Maxime St-Pierre à la trompette.

Le Show de Gustave

Lundi le 4 avril 19h30
Sala Rossa
4848 Boul. St-Laurent (côté ouest, sud de St-Joseph)

Billets 25$ à l’entrée (et merci de nous confirmer votre présence via le blogue ou courriel, question d’évaluer la foule au rendez-vous)

Bienvenue aux enfants mélomanes

juliebreton@videotron.ca


Kermesse spaghetti pour les petits

26 mars, Sous-sol de l’église Notre-Dame-de-Lourdes, 630 4e avenue, Verdun
(à deux pas du métro Verdun)

11h30-15h

Famille 40$
Adulte 15$
Enfant 7$

Dîner spaghetti, fête d’enfants animée, musique et jeux…Accès pour handicapés, alors bienvenue à tous les enfants!


Gustave, le médical

Gustave a une atteinte neurologique, des séquelles communément désignées « paralysie cérébrale ». Il y a autant de paralysies cérébrales qu’il y a d’AVC, autant de types d’atteintes qu’il existe de types de cicatrices. La paralysie cérébrale n’est pas une maladie mais une cicatrice au cerveau. On ne dit pas «je suis un AVC », mais on dit « je suis un paralytique cérébral ». Allez donc savoir pourquoi l’atteinte devient soudainement l’identité entière chez le paralytique cérébral.

À la naissance, Gustave a manqué d’oxygène, il est resté trop longtemps pris dans la longue sortie… En termes médicaux, c’est un « accident de naissance ». Ça peut arriver à n’importe qui. Comme pour la plupart des paralytiques cérébraux, l’atteinte est due à sa venue au monde difficile, non à une condition préexistante. Il commence sa vie avec un coefficient de difficultés à surmonter, en réhabilitation dès le plus jeune âge pour pouvoir retrouver sa coordination, son contrôle moteur, musculaire, son tonus d’avant l’accident. À 24 heures de vie il a fait des convulsions, cerveau enflé et trop de douleurs, et depuis ce jour « nous attendons de voir » comment il se développe… Ou ne se développe pas.

Il a une force et une endurance hors du commun, il fait des progrès fantastiques et lui seul sait jusqu’où il progressera et quelles seront les limites réelles qu’il rencontrera dans sa vie. Son diagnostique actuel : quadraparésie légère avec dystonie et atteinte dyskinétique. Ce qui signifie que les 4 membres sont atteints, que tout fonctionne, mais pas dans la plus grande harmonie et fluidité que la terre ait portées. Il manque de précision en motricité fine, l’équilibre est précaire, la parole est compréhensible mais le débit plus lent, comme l’ensemble de ses mouvements, et comme la marche.

À ce stade-ci, dirions-nous « pauvre Gustave »? Nous pourrions être tentés de le faire, en effet. Mais lui ne le dira jamais. Parce que lui ne connait qu’un corps, le sien. Parce qu’il sait qu’il est handicapé mais qu’il n’est pas malheureux. Alors gardons-nous bien de ces pauvre Gustave et optons plutôt pour le désormais célèbre go Gustave!

 


Et c’est parti

Gustave en marchette sans appui

— Et puis maman, c’était comment l’école?
— C’était bien
— Ils savent que je suis handicapé?
— Oui
— Et qu’est-ce qu’ils ont dit?
— Ils ont dit que tu pourras toujours aller partout avec ta marchette.

_______

Mon ami Etienne a participé au Ability Camp l’an passé, c’est sa maman qui en a parlé à la mienne pendant le temps des Fêtes. On lui a toujours dit qu’il ne se débrouillerait jamais sans marchette, (il est paraplégique) et il est sorti du camp avec deux cannes quadripodes.

Au camp nous ferons 4 heures de thérapie par jour (5 jours/semaine), une heure en individuel et 3 heures en groupe (de 5 enfants de mon âge), et nous ferons de l’ergo, de la physio, de l’orthophonie… Et de la chambre hyperbarre en après-midi (7 jours/semaine). Pendant 5 semaines, du 18 avril au 21 mai 2011.

Les familles cohabitent au camp, mangent ensemble, chacun son coin frigo, avec tout le temps qu’il faut pour apprendre à se connaître, s’encourager, se supporter et partager les joies et réalités de la vie quotidienne. Celles d’un enfant handicapé, celles de ses frères et sœurs, celles de sa famille, les difficultés comme les victoires, tous les petits combats gagnés, si petits aux yeux de certains mais qui font toute la différence pour celui qui d’un pas à l’autre, gagne en assurance et en autonomie.

Sur mon blogue, vous trouverez nos activités de levée de fonds avant le camp, vous pourrez faire vos dons, et vous pourrez ensuite nous suivre au camp. Vous connaîtrez ma famille, ma mascotte (mon frère Camilien), mes amis, mes états d’âmes… Et un coin de pays encore mystérieux pour moi : Picton, Ontario.

Notre objectif ultime : amasser 9500$

Y arriverons-nous, selon vous? Regardez-nous aller.

Faut jamais dire jamais, faut jamais dire toujours… Et faut travailler fort.

Merci de nous suivre et merci de m’encourager!

Gustave